Union Départementale C.G.T. Gironde

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Site d'Uzeste

Du 14 au 21 août 2011 : Rendez-vous dans les prés occupés !

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Pour la 22ème année consécutive, la CGT sera présente activement dans ce nouveau combat. Activement car la particularité de cette présence réside dans une démarche co-élaborative, rassemblant artistes, chercheurs et syndicalistes. Il n’existe pas d’autres lieux de création où cette démarche s’est inscrite dans le temps et dans la qualité d’échanges que nous avons su construire, chacun à sa place et tous ensemble.

En quoi cela regarde la CGT ?

Historiquement, la CGT a toujours considéré le rapport à la culture comme élément émancipateur de la classe ouvrière. Le patronat, les classes dominantes ont toujours su que le danger viendrait de la connaissance, de l’esprit critique, qui pouvait contester l’ordre établi par les puissants.

Thiers, le boucher de la Commune ne disait-il pas : « Un peuple instruit est un peuple ingouvernable. »

C’est en pensant au bourreau de la Commune et à quelques autres que le philosophe et musicologue Vladimir Jankélévtich, (1903-1985) écrivait : « L’ignorance est une plante précieuse pour les tyrans. »

Nous connaissons une bataille idéologique terrible où pratiquement tous les moyens de communication sont au service du libéralisme. Tout est bon pour faire du fric, vendre des « espaces de cerveau disponibles » comme le disait  Patrick Le Lay. Faire du fric et tenter d’anesthésier idéologiquement les femmes et les hommes afin de briser tout esprit critique, toute velléité possible. Une seule solution, le libéralisme et une sous culture pour les citoyens. On propose du lisse, du facile, du consommable qui console après une journée de boulot où l’on ne se sent pas bien, ou une journée à en avoir cherché.

La CGT n’a jamais choisi le chemin de la facilité.

Quand les Bourses du travail furent créées, une des premières actions fut de mettre en place des bibliothèques, de faire des cours du soir afin de permettre aux travailleurs d’appendre à lire, à écrire, à acquérir des connaissances nouvelles, pour se défendre, faire valoir leurs droits, en inventer de nouveaux. Pas facile. Si les temps ont changé, des batailles demeurent. Le rapport à la culture, à la création est toujours un élément déterminant dans la bataille idéologique. Pour quelle raison le populisme se développe-t-il aujourd’hui, avec son cortège d’idées simplistes et souvent à vomir ? La peur de l’autre, la politique du bouc émissaire, la xénophobie, les inégalités hommes-femmes au travail comme dans la vie, sont souvent présentées comme quelque chose de normal. Cette banalisation ouvre la voie aux intégristes défilant tranquillement dans les rues de Bordeaux contre l’IVG, à un Front National en embuscade qui distille un discours populiste en tentant d’instrumentaliser les difficultés des familles, l’exploitation des peuples. La responsabilité du syndicalisme est de ne pas faire dans des réponses simples à des questions complexes.

Uzeste, nous offre un espace de liberté qui nous interroge, qui nous amène dans des divagations salutaires, qui bousculent les idées reçues, qui nous fait découvrir des territoires nouveaux, des visions du monde en musique, en théâtre, en image et en débat libéré du carcan du marché. Chacun y a sa place à égalité, à partir de ce qu’il est, de ce qu’il porte, de sa vision et de son expérience à déposer dans le pot commun.

Alors rendez-vous à Uzeste, sur l’espace NVO, le journal de la CGT, pour participer à cette aventure. Inscrivez-vous pour donner un coup de main à l’organisation dans une ambiance fraternelle. Un quatre pages «spécial Uzeste» sera publié en juin qui vous donnera des informations concernant le programme de l’hestejada, de l’espace NVO.

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Entretien avec Bernard Lubat

“…co-élaboration culturelle auto-éducactrice entre monde du travail et monde des arts et des lettres entre ouvriers employés syndiqués (ou pas) et œuvriers créateurs syndiqués (ou pas) L’identité ne consiste pas à retrouver ce qu’on a été, mais à devenir autre… disait l’autre !”
Extrait du texte que Bernard Lubat a écrit pour les 15 ans de la CGT à Uzeste

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La CGT à l’Hestejada d’Uzeste 2010 Une longue histoire…

Cette année, cela fera 21 ans que la CGT est présente sur l’Hestejada d’Uzeste.

 

C’est en 1989 que la CGT est arrivée à Uzeste. Le point de départ fut une manifestation contre les assassinats de mineurs Sud Africains à laquelle l’UD proposa à Bernard Lubat de participer. Puis s’installa une discussion : lors du prochain festival, la CGT peut s’engager pour y participer, mais comment participer à l’aventure autrement qu’en spectateur ? Quels sont nos besoins réciproques ? La CGT passe au fil des ans d’une participation à une co-élaboration.

Les débats ont alors nourri la réflexion sur les enjeux de la place faite à la création culturelle et aux créateurs dans notre pays, la responsabilité de la CGT au regard de son histoire et des liens très forts tissés avec « le milieu artistique » mais aussi, pour élargir les dimensions du débat d’idées porté par les syndiqués.

Cela conduit le CE de l’UD à décider la mise en œuvre d’un partenariat avec la Compagnie Lubat, d’une part pour contribuer à la pérennité de ce festival de création qui existe sur le territoire de la Gironde, d’autre part, pour que ce travail de création soit ouvert aux syndiqués. De leur côté, les organisateurs du Festival ont su accueillir ce syndicat qui allait œuvrer en terrain inconnu, en participant actif dont la présence, au début, surprenait les festivaliers, les pouvoirs publics, les artistes. Le respect réciproque de tous les côtés, l’écoute de l’autre (du syndicaliste étrange, et de l’étrangeté de la musique) ont cultivé la confiance et la crédibilité.

 

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Intervention de Lydie DELMAS à Uzeste

32ème HESTEJADA d’UZESTE MUSICAL,

le vendredi 21 août 2009, à Sore

Les Entretiens d’Uzeste « Catastrophe et utopie ».

Intervention de Lydie Delmas, pour la CGT

 

Conférence avec Monique Chemillier-Gendreau, Genenviève Fraisse, Lydie Delmas

 Confronter le thème de la conférence, proposé par Bernard Lubat, « Catastrophe et utopie », à l’expérience syndicale du travail pour l’égalité de genre, et en tenant compte de la réflexion philosophique de Geneviève Fraisse à propos du consentement dans les relations hommes-femmes, conduit à parler de :

 Catastrophe…..chaos….. utopie…..genre…..consentement….engagement

Télécharger la suite de la l'intervention ici


Article paru dans l'Humanité du 28 août 2009

Le chorus de la CGT lire l'article sur le site du journal : http://www.humanite.fr/2009-08-28_Cultures_Le-chorus-de-la-CGT


UZESTE 2009

 

Télécharger le Bulletin du Militant spécial Uzeste 2009 avec le contenu du festival et le bulletin d'inscription.


UZESTE 2008



Vingtième édition pour 19 ans de présence à Uzeste…, cette co-élaboration de la CGT au cœur de ce chantier artistique est, en  soi, une aventure singulière. Dans l’histoire culturelle de la CGT, jamais histoire partagée de ce type n’aura duré aussi longtemps. L’année prochaine, nous fêterons les 20 ans de la CGT à Uzeste. Cela méritera que l’on s’attarde sur ce parcours atypique. Ce sera l’objet d’un livre que nous sommes en train d’élaborer et qui, nous l’espérons, sera prêt à temps.

Mais revenons à cette 31 ème, frappée encore cette année du sceau de la précarité.

L’an dernier, le Conseil Général de la Gironde avait supprimé purement et simplement la subvention allouée à l’association Uzeste musical qui est chargée de mettre en œuvre les différentes « manifestivités », tout au long de l’année, dont l’Hestejada du mois d’août. Durant toute l’année, avec le conseil d’administration nous avons tenté de relancer le dialogue avec l’institution départementale. Plusieurs rencontres nous avaient permis de pointer nos désaccords notamment en ce qui concerne la conception d’une véritable politique culturelle, mais nous pensions que la diversité serait entendue. Ces rencontres nous avaient laisser entendre un rétablissement des subventions.

A ce jour, nous n’avons pas  de réponses qui paraissent satisfaisantes mais nous poursuivons les discussions et le combat !

Vous comprendrez donc, dans ces conditions, que la programmation pourra subir des modifications.

Ceci dit, la CGT sera présente.

La participation de la CGT se décline autour de plusieurs propositions :

  • Débat le jeudi 21 août : mai 68 aujourd’hui. Ce puissant  mouvement social marque-t-il  la volonté d’exister en tant que personne  à part entière dans l’engagement collectif : donner son avis, participer au processus de décisions ?  Aurait-il participé aux  prémisses d’une nouvelle démarche syndicale ?

 

  • Débat le  vendredi 22 août : l’avenir de l’audio-visuel public face aux propositions de la commission Coppé.. Invités : Jean-François Téaldi, de France 3 (SNJ CGT) ; Jean Bigot, responsable des services de la fiction à France 2 ;   Pierre Mouchel, CGT de France 3 Aquitaine ; Jack Ralitte, participant à la commission Coppé, organisateur des Etats généraux de la Culture ;  Marcel Trillat, journaliste réalisateur  et Pierre Henri Arnstam (sous réserve), Président d’ Aquitaine Cinéma, tous deux ayant participé à l’engagement de mai 68 puis à la  création d’une coopérative de production.

 

  • Maurice Failevic,  présentera deux des fictions qu’il a réalisées  pour la télévision publique, afin de montrer que le Service public de l’audio-visuel est vecteur de créativité  si on lui en donne les moyens.

 

  • Projection d’un des deux films que Marcel Trillat a sélectionnés à l’occasion de la carte blanche qui lui était proposée à Paris pour hommage à son œuvre.
    « Rue Santa Fé » de la chilienne Carmen Castillo, qui accepte d’être présente : un engagement politique au plus près de la vérité d’une femme qui survit à son compagnon, Miguel Enriquez, chef de la résistance contre la dictature de  Pinochet, mort au combat, rue Santa Fé, le 5 octobre 1974.

 

  • Quant aux femmes de la CGT, elles occupent le pré.
    Les débats, les ébats oratoires, les déclarations enflammées pour la parité, puis les risées et les «  pour parler » voire les déclarations châtiées. Mais aussi les efforts réels, les décisions, les projets, les mise en oeuvre;  l’engagement de femmes et d’hommes : inégalité de  salaires, précarité, retraite amputée, partage des responsabilités, violence. Alors :  pourquoi c’est si lent de bouger, d’évoluer, pour le ménage et repassage, les enfants et  le compte courant, les rapports de domination dans le travail, dans la vie, dans les paroles et dans les gestes. Pas de parité sans égalité. Pas d’active citoyenneté sans moyens pour l’exercer.  Puis il y a le foulard et la jupe  revendiqués. Qu’est-ce qui se passe ?  Les femmes de mai 68 ont fait des groupes de paroles. A Sore,  le samedi, les femmes de la CGT occupent le gazon l’après-midi : lieu de passage, lieu de parole pour celles, ceux qui passent, entendent, s’en vont puis peut-être reviennent et s’arrêtent. Pour parler. Autrement que dans un débat. Autrement, comme on ne le fait pas. Gazon maudit. Gazon, c’est dit : gazon occupé.


La CMCAS Bayonne et le Comité Régional SNCF  s’engagent avec des projets pour les ados dès le jeudi 21, pour les familles le 22 ( ateliers, découverte des artistes du festival, échange musical ), travaillés avec plusieurs commissions d’activités culturelles.

Stages ateliers poïelitiques : une réalisation de la Compagnie Lubat, du Groupe Français d’Education Nouvelle et de la CGT  Ateliers d’écriture, de musique, théâtre, radio, peinture et  improvis’action sociale. Dans le travail et dans le  syndicalisme, l’improvisation est présente ; il y a les connaissances, il y a une démarche à partir desquelles  chacun  élabore une réponse active, unique,  adaptée à la situation unique rencontrée.


Pour le programme de l’Hestejada, voir le site d’Uzeste musical.

Débat sur le stand CGT, Hestejada 2008 à Sore